Salle multi activité – Poly’Sons
La salle muylti activité s’installe en limite de la commune dans un environnement bâti légèrement confus constituant un ensemble hétéroclite. Elle ne s’appuie donc pas sur le déjà-là mais assume une position singulière dans cet ensemble délité. Elle convoque la complexité et l’éloge des savoir-faire pour répondre à cette situation inédite au travers d’un bâtiment requérant de l’expertise constructive en conception et en réalisation.
Contexte
Noyarey [38]
Maître Ouvrage : Commune de Noyarey
Statut : Livré
Programme
Salle spectacle – loges et gradins
Surface : 850 m² SDP
Budget : 1 920 000 € Ht
Spécificités
Mise en oeuvre hybride entre scan 3D et traçé in situ des compagnons.

La stratégie de projet permet de dissoudre la volumétrie au sein d’un système où l’échelle est décomposée, le rapport au bâtiment variable. Le traitement du sol participe à ce dispositif en évitant les grandes surfaces d’enrobé au profit de plusieurs matériaux minéraux et végétaux.
Descriptif :


La salle multi activité de Noyarey porte en elle les signes du travail et de ses outils. Elle sait être à la fois low-tech et high-tech.

“Nous sommes tous à la recherche d’une frontière, une ligne claire entre le rêve et la réalité.“
[Tahar Ben Jelloun]

La peau du bâtiment ondule et se modifie, passant d’un parement minéral à une vêture inox qui reflète le ciel et le grand paysage. Sa peau douce invite au toucher, ses ondulations créent des ombres portées fines et longilignes. Des volumes facettés matérialisent les points stratégiques du projet (l’entrée, la terrasse) et introduisent un langage différent.
Ils accueillent les usagers et se prolongent dans les espaces intérieurs comme un trait d’union entre l’enveloppe extérieure et le dispositif intérieur.

“L’espace n’existe pas. Il faut le créer mais il n’existe pas“
[Alberto Giacommetti]

L’espace de la salle est en contraste avec la peau ondulante et minérale, il est composé de facettes de panneau bois qui englobe tous les espaces.

Le projet fonctionne tel une boite à bijou, une coque extérieure précise et uniforme, et un habillage intérieur plus doux, plus soieu. Des ouvertures offrent des échappées visuelles sur le paysage aussi bien dans la salle principale que depuis le foyer.
“L’accumulation met fin à l’impression de hasard.”
[Sigmund Freud]
Le projet procède par empilement successif de matérialité qui ne correspondent qu’en partie au programme intérieur.


Cet assemblage apparaît comme une somme de couche posée dans la plaine au pieds des contreforts du Vercors.


L’espace principal accueille aussi bien des concerts que le loto annuel. C’est le lieu de multiples activités culturelles.


Des fenêtre apportent de la lumière dans les espaces de services. Elles sont un morceau de bardage modifié, un plein qui devient un vide.
Le projet n’a pas la tentation d’apparaître comme la version réduite d’un zénith délocalisé en campagne qui tenterait maladroitement d’apparaître comme le symbole d’une urbanité rassurante. C’est bien une salle des fêtes de campagne. Rien de plus.


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